slogan

Apprendre le chinois
est à la portée de tous
avec la méthode innovante et unique de Meifen CHEN
TopCenter
jardin adresse tel

CONTACT

LE CHINOIS FACILE
Tel   :+33 ( 0) 1 39 59 76 75
Port : +33 (0) 6 23 79 17 47
Mail : lechinoisfacile@orange.fr
Login
carte2chine

Carte de la Chine





Recherche
Qui est en ligne
2 utilisateur(s) en ligne

Membre(s): 0
Invité(s): 2

plus...
  •    LA CHINE ET LES CHINOIS
Par Meifen CHEN
                                                                                                 
   .

LA CHINE ET LES CHINOIS                                                                    
 
Située en Asie de l’Est, sur le littoral Ouest du Pacifique, la Chine est le 3ème plus grand pays au monde, après la Russie et le Canada, avec une superficie de 9,6 millions de km2. *
Après presque 30 ans de réforme et d’ouverture vers le monde extérieur, elle est devenue depuis l’année dernière 2006 la 4ème puissance au monde et en fin 2007 la Chine devient la Chine occupe la 3ème place.
*
En l’an 2005, son PIB s’est levé à 1400 milliards de dollars, elle maintient un taux de croissance économique de plus de 9% depuis 1978, ( les hommes d’affaires avec qui je suis en contact prétendent que l’essor économique de la Chine est nettement supérieur à 10% ; par exemple celui de ma ville, Wuxi, située à 128 km de Shanghai, a atteint 40% en 2005 d’après les dirigeants des grandes entreprises multinationales qui y sont installées). L’organisation des Jeux Olympiques de 2008 à Pékin et de l’exposition Universelle de 2010 à Shanghai vont marquer l’histoire de la Chine moderne.
 
Depuis toujours la nation chinoise garde son identité qui est unique au monde. Chaque individu est imbibé du confucianisme. Et depuis 1949 la Chine reste indépendante en sauvegardant la souveraineté vis-vis des pays étrangers. La Chine reste toujours un pays socialiste, communiste et pacifique.
 
Comment la Chine a t-elle pu nourrir sa population très importante et a-t-elle pu réaliser cette performance économique ? Pour répondre à cette question, il faut évoquer l’histoire de la Chine en passant par quelques parcours qui ont marqué le plus l’histoire de la Chine ancienne, contemporaine et moderne.
 
- La civilisation chinoise, l’une des plus anciennes civilisations au monde.
 
La civilisation chinoise a environ 5 000 ans d’histoire. Perpétués de génération en génération, grâce à la sacralisation de l’écrit et au poids de la tradition, elle constitue, de ce fait, l’une des plus anciennes civilisations au monde.
Dans un domaine purement politique, la Chine est toujours demeurée « chinoise » malgré les occupations étrangères au cours de son histoire (turques, mongoles, mandchoues, japonaises et celles des puissances occidentales (la Guerre de l’Opium : les Anglais – Les Huit Alliances Etrangères), pour les plus importantes.
Le berceau de la civilisation chinoise se situe dans le bassin du Fleuve Jaune où ont été trouvés les guerriers grandeur nature en terre cuite de l’Armée de la dynastie des Qin (221 av. J.-C. à 206 ap. J.-C.)

 
- La Chine a son système d’écriture qui lui est propre.
 
Contrairement aux langues occidentales, l’écriture chinoise est l’une des 3 écritures pictographiques et idéographiques. A l’origine les caractères étaient souvent des images simplifiées des objets ou concepts qu’ils étaient chargés de symboliser. Elle traduit en partie la conception du monde et la philosophie des Chinois, par exemple le mot « bon  »ou « bien » s’écrit en chinois en associant le caractère  « femme » et le caractère « enfant mâle ».
 
 - Confucius ( 551 av. J.-C. -479 av. J.-C.) - Le Confucianisme est profondément ancré dans l’âme des Chinois.
  
Tous les Chinois, quel que soit leur rang social, sont imbibés du Confucianisme.
 
Le confucianisme est plus une école de pensée (morale et politique) qu’une religion. Confucius n’était pas un prophète ni un penseur, mais essentiellement un lettré savant et un éducateur. Le système de Confucius est uniquement une morale pratique.
 
L’esprit de Confucius, règne depuis plus de 2 500 ans sur le monde asiatique. Sa pensée a entièrement modelé, durant des générations et des générations, l’homme extrême-oriental. C’est ainsi qu’on peut donner, par le biais du Confucianisme, une explication à ces quelques observations choisies parmi tant d’autres :
 
Pour Confucius, les vivants sont représentés, en premier lieu, par la famille. Tout d’abord à ceux à qui l’on doit la vie : son père et sa mère.
Confucius insiste sur la déférence que l’on doit avoir envers ses parents, ses grands-parents et le respect qu’ils nous inspirent.
 
Confucius s’inspirant du model de vie dans la famille où les relations, basées sur le respect sont hiérarchisées, élargit sa conception de l’ordre et de l’harmonie, (les 2 maître mots de Confucius), à la société tout entière.
 
La femme obéit à son mari – Les enfants obéissent à leurs parents – le sujet doit le respect à son Prince, (l’employé doit le respect à son employeur), le Prince au Roi, (le peuple à l’Etat), le Roi au Ciel, (les hommes d’Etat au Chef suprême, et le Chef suprême au Ciel).
On peut voir que l’ordre social est calqué sur l’ordre universel. L’harmonie au sein de la société renvoie à l’harmonie au sein de la nature avec l’alternance des saisons et les lois écologiques.
 
Confucius préconisait en toute chose le juste milieu et engageait à la connaissance et pour cela chaque individu devait s’améliorer, mieux se connaître, mieux connaître les autres, et se cultiver pour participer à l’harmonie universelle.
 
- La Guerre de l’Opium en 1840-1842.
 
Les Anglais ont envahi la Chine par le sud à Canton sous le prétexte que la Cour Impériale de la dynastie des Qing interdisait aux marchands anglais de trafiquer l’opium en Chine.
Les Anglais firent signer aux Chinois, par la force, les « Traités de Nankin » qui, entre autres, cédaient Hong-Kong à l’Angleterre. Ces Traités sont qualifiés d’illégaux par les Chinois. D’ailleurs les Anglais ont rendu Hong Kong à la Chine en 1999.
 
- En 1900, l’invasion des Huit Alliances Etrangères.
 
Les Français, les Anglais, les Allemands, les Russes, les Italiens, les Australiens et les Américains sont venus écraser le mouvement des Boxers qui voulaient chasser les étrangers de Chine. Pour les Chinois c’était un mouvement patriotique.
Ces impérialistes étrangers ont saccagé un Palais Royal et pillé tous les trésors qu’ils trouvaient. Les ruines de ce palais existent encore à Pékin.
 
En 1930, les Français s’installent à Shanghai pour disent-ils diffuser leur culture, mais pour les Chinois c’était une infiltration insidieuse pour les dominer. Un écriteau à l’entrée d’un parc stipulait que les chiens et les Chinois n’avaient pas le droit d’entrer.
 
Malgré cela, les Shanghaiens sont friands aujourd’hui de la culture française, du mode de vie à la française, du romantisme, de la Haute Couture, des parfums etc.
La ville se présente aujourd’hui encore sous bien des aspects occidentaux avec son architecture et l’urbanisme.
 
SHANGHAI
        
 
C’est le point de rencontre de l’Occident et de la Chine.
C’est la métropole mythique des années 1930, le Paris de l’Orient, la Venise de l’Asie, un centre économique exceptionnel vers lequel convergeait toutes les richesses du monde. Les plus grandes compagnies de l’époque s’y retrouvaient toutes et avaient élu domicile le long de l’avenue la plus prestigieuse, le Bund.
 
Porte des plaines fertiles du bas-Yangtsé entre mer de Chine et vaste étendue d’eau douce du lac Taihu (grand comme 3 fois le lac Leman), bordée au sud par la fameuse baie du Yangtsé, située sur la rivière de Huangpu près de l’embouchure du Yangtsé, Shanghai jouit d’un site extrêmement privilégié, à l’abri de l’inconvénient majeur de l’alluvionnement formidable de l’embouchure.
 
A l’époque une ville de tous les plaisirs sans repos ni sommeil, à l’activité industrielle intense à laquelle succédaient les longues nuits des restaurants à la mode, des clubs chics, des tripots et maisons closes. Une prospérité sans borne cautionnée par les concessions étrangères qui en firent un pôle international, une cité autonome, une zone franche entre Chine et Occident. C’est en 1949 que Shanghai rentrait dans le rang, tentant d’effacer ce passé libertin, en se mettant au diapason du communisme et du productivisme.
 
D’une superficie de 6.200 kilomètres carrés pour une population de 15 millions d’habitants, Shanghai est une ville très chic où porter des vêtements confortables pour faire du tourisme pendant la journée et s’habiller élégamment le soir est très apprécié par les shanghaiens très sensibles à l’apparence, principalement à celle des Français représentant la Haute Couture par excellence.
 
L’hiver est glacial, des vents forts balayent la ville et le crachin s’abat pendant plusieurs jours d’affilés, l’été il fait très chaud, le printemps et l’automne sont les meilleures saisons de l’année.              
 
On peut résumer les traits caractéristiques de Shanghai comme étant l’une des plus grandes métropoles du monde, abritant le plus grand port de Chine, et comme étant un centre financier de niveau international.
 
Influencé par le monde extérieur, la ville présente bien des aspects « occidentaux », notamment sur le plan de l’architecture, de l’urbanisme, des vitrines de magasins et de la mode vestimentaire. La physionomie de cette métropole continue d’évoluer à une vitesse supersonique. (d’ailleurs, j’ai reçu une lettre du maire de Shanghai suite à une démarche commerciale que j’avais fait pour introduire une société franco/anglaise qui fabrique de l’électricité à partir du traitement des déchets et son invitation à le rencontrer montre bien le désir de la mairie d’être à la pointe du progrès)
 
Jusqu’à une période récente, Shanghai était un vaste musée, héritage du colonialisme. Aujourd’hui, la physionomie de la ville se transforme complètement. Certains bâtiments célèbres sur le Bund sont classés mais, dans d’autres secteurs de l’agglomération, des pans entiers de constructions historiques cèdent la place à des grands magasins et à des bureaux. Shanghai est prisonnière d’un passé envers lequel elle éprouve un sentiment mêlé de défiance et de fierté.
 
Pour l’heure, la vieille ville n’a rien perdu de son charme. Les anciens bâtiments conservent un certain charme colonial et font la nique aux édifices flambants neufs qui poussent autour d’eux. La ville chinoise, notamment, demeure un labyrinthe de venelles, bordés de maisons blotties les unes contre les autres. Le jardin de Yuyan dans ce quartier est une splendeur.
 
Une balade dans la rue de Nankin et le log du Bund est une source d’étonnement et de plaisir ; la visite des musées est principalement celle du musée de Shanghai s’impose, comme flâner sur les marchés aux oiseaux et aux fleurs.
 
La cuisine de cette grande métropole asiatique est très peu connue dans le monde et acquiert seulement aujourd’hui une réputation nationale. Pourtant unique en son genre, mélange des méthodes culinaires traditionnelles chinoises et d’une gamme d’aliments locaux. Shanghai est une ville d’eau, située au confluent du Hangpu et du delta du Yangtsé, le plus grand fleuve asiatique, dans une région parsemée de lacs et de petits cours d’eau ; les fruits de mer et les produits d’eau douce sont le centre de cette cuisine légère : poissons de rivière, crevettes et crabes d’eau douce (en saison de novembre à décembre). Les légumes des maraîchers aux arômes subtils sont des plats en eux-mêmes : exotisme des variétés introuvables ailleurs en Chine et même dans le monde, souvent servis avec des variantes de pâtes de soja dofu, sec dofu gan et fermenté chou dofu. La cuisine shanghaienne est peu relevée (aux antipodes de la cuisine sichuanaise et légèrement sucrée). Contrairement à la plupart des régions chinoises, à Shanghai le penchant pour une petite délicatesse en fin de repas peut être assouvi par des gâteaux de riz aux fruits confits.
 
Shanghai est avec Pékin, l’un des grands centres culturels du pays. Opéra, théâtre, musique classique, et des troupes acrobatiques chinoises qui sont parmi les meilleures au monde, ainsi que le cirque chinois qui est une tradition qui remonte à deux milles ans.
*
 
*
L’implantation d’industries lourdes a contribué à faire de Shanghai le plus important centre industriel de la Chine moderne et grâce à une vingtaine d’instituts scientifiques et d’écoles supérieures, un centre culturel de premier plan.
 
On a pu assister ces deux dernières années à une véritable explosion de la vie nocturne, Karaoké, bars, clubs, discothèques, comme si les vieux démons de Shanghai refaisaient surface pour se venger de leur mise à l’écart !
 
 La Révolution de 1911.
 
Cette révolution a été menée par le Docteur Sen Yat-Sen qui a renversé la monarchie féodale dont la dernière dynastie des Qing. On le vénérait comme le père du pays, un grand homme pour nous les Chinois.
 
Tchang Kaï-chek a trahi l’idéologie de tirer la Chine des invasions des pays étrangers après la mort du Docteur Sen en voulant s’emparer de la Chine pour en devenir le maître.
 
Mao entreprit la longue marche de 1934 à 1935 pour le combattre et le chasser de la Chine. Il se réfugia à Taiwan et y mourut.
 
C’est en 1937 que les Japonnais envahirent la Chine par le Nord. Mao réussit à les chasser de Chine en 1945 avec l’armée rouge et l’aide des Russes. C’est pourquoi, la Chine a considéré les Russes comme Grands Frères, d’autant plus que l’idéologie du communisme les rassemblait. Les Russes n’ayant pas accepté de nous aider à fabriquer la bombe atomique, ils se sont fâchés et nous ont quittés. Nos savants ont réussi malgré tout à fabriquer seuls la bombe atomique.
 
Proclamation de la République Populaire de Chine en 1949
 
La libération de la Chine en 1949 par Mao Ze Dong l’a amené a déclarer la souveraineté de la nation chinoise et a proclamé la République Populaire de Chine sur la place Tian An Men
 
Mao était secondé par Zhou En-lai, son Premier Ministre, camarade de combat côte à côte. C’était un homme très honnête qui avait une vision lucide des événements, mais qui n’a jamais voulu s’exprimer totalement, bien qu’il fasse parti à ce moment là du Comité Permanent du Bureau Politique du Parti Communiste Chinois. Il préférait rester dans l’ombre.
Il a sauvé beaucoup d’intellectuels durant la Révolution Culturelle.

 
- La Révolution Culturelle ( 1966-1976 )
 
Mao Zedong , que les Chinois appellent toujours le Grand Timonier, a cru pouvoir moderniser le pays en 50 ans, à la fin du 20ème siècle, tout en maintenant une idéologie communiste.
Il se méfiait, en raison des nombreux livres historiques qu’il lisait sur la Chine antique, de tout et de tous, surtout du milieu intellectuel qu’il décida de combattre en faisant la Révolution culturelle, influencé par la Bande des Quatre qui fut anéantie en 1976 par un nouveau Président intérimaire après la mort de Mao. Au bout de 10 ans, la Chine était complètement fragilisée, le fait que l’éconoie nationale était stagnante.
 
- La Réforme du système collectif ( 1984)
 
Les agriculteurs sous Mao, travaillaient dans une équipe de production pour la collectivité en gagnant quelques centimes de yuan par jour, soit un peu plus de 2 euros et demi par mois.
 
Après avoir vécu la période difficile de la Révolution Culturelle où l’économie nationale était paralysée, on a commencé à appliquer à la campagne le « système de responsabilité forfaitaire du foyer» dans le but d’augmenter le rendement des céréales.
 
Depuis, les agriculteurs travaillent pour eux-même. La décollectivisation agricole a donc été un succès en permettant aujourd’hui aux paysans de vivre à peu près convenablement de leur terre, bien que le fossé se creuse entre les villes et les campagnes.
 
 En 1984, la production céréalière a réalisé un record historique, 500 millions de tonnes, ce qui a fait de la Chine un pays exportateur de céréales.
Le gouvernement tente de remédier régulièrement aux inégaltés sociales et d’améliorer le sort de ces paysans qui ne travaillent pas uniquement de la terre mais aussi de ce qu’on appelle l’industrie rurale. C’est à dire qu’ils travaillent également dans les usines rurales pour pouvoir vivre plus décemment.
 
Depuis 1992 vers l’économie de marché.
 
Le succès de la décollectivisation agricole a incité le gouvernement à étendre ce système de responsabilité en ville en accordant des souplesses aux entreprises d’état. 
 
Des réformes graduelles avec la réduction du Plan et du secteur d’Etat et en même temps la montée du secteur privé ont permis une avancée importante vers l’économie de marché.
 
- L’ouverture de la Chine vers le monde extérieur.
 
« Enrichissez-vous ! » Ce slogan de Deng Xio Ping a marqué le début de l’ouverture de la Chine à l’entreprise individuelle en 1978. Ce fut un tournant décisif dans l’histoire de la Chine nouvelle sous la direction de Deng Xio Ping, dirigeant du Parti et de l’Etat à l’époque, qui mit l’accent sur le développement économique national.
 
Aujourd’hui, la Chine se montre sous un jour totalement nouveau. L’économie de marché est désormais à l’ordre du jour. De multiples changements se manifestent au quotidien, et la plupart des observateurs font remarquer que la Chine ressemble de plus en plus aux autres pays. En effets, les déplacements, les questions d’argent, les transports, les conditions sanitaires et les prestations de service ont connu des améliorations considérables, sauf dans les régions nord-ouest en retard d’infrastructures et de communications terrestres.
 
Depuis quelques années, la Chine connaît un développement extrêmement rapide, et bien des aspects des villes et de la vie s’occidentalisent, tout en conservant les richesses historiques d’un passé grandiose. Il ne faudra pas vous étonner de voir des magasins qui ne le cèdent en rien aux Galeries Lafayette jouxter des étals sommaires où l’on vend des mille-pattes séchés à usage médical et un marchand cuisant des brochettes sur le porte-bagages de sa bicyclette non loin d’un Mac Donald’s.
 
Le passé et la tradition se mêlent aujourd’hui intimement au futurisme et à l’américanisation.
Vous irez de surprise en surprise et ce n’est pas là le moindre intérêt de votre séjour en Chine.
 
En 1979, le gouvernant chinois créait quatre zones économiques spéciales, Shenzhen, Zhuhai, Shantou et Xiamen. L’année suivante s’ouvrait quatorze autres villes côtières.
En 1998 était créait la province du Hainan qui devenait la plus grande zone économique de Chine avec la zone de Pudong à Shanghai au début des années 1990.
 
L’appel aux investissements étrangers, la promotion des industries exportatrices, la libéralisation des importations et l’entrée à l’OMC en 2001 ont contribué à l’essor économique fulgurant de la Chine d’aujourd’hui.
 
 - Le contrôle des naissances – L’enfant unique.
 
A la fin des années 1970, le gouvernement s’est rendu compte qu’il devait freiner la croissance démographique en limitant les naissances. Les ménages à la campagne ne gardaient que le garçon qui aux yeux des Chinois était seul à pouvoir honorer la famille en transmettant le nom de famille.
 
En cas de naissance supplémentaire, les familles devaient payer une forte amende. Ce fut un succès pour le gouvernement aux yeux du monde d’avoir pu stopper la montée trop rapide de la croissance démographique de la Chine.
 
L’inconvénient généré par le planning familial est qu’il manque aujourd’hui une cinquantaine de millions de filles en Chine et que l’on ne connaît pas encore les conséquences pour l’enfant unique d’être élevé seul. Cet enfant est forcément gâté et donc capricieux, égoïste et solitaire. Mais il n’y avait pas d’autres solutions. Il n’en demeure pas moins que se fut une stratégie fondamentale pour le pays.
 
- Le défi des 10 prochaines années
 
Réduire le fossé qui se creuse entre les villes et la campagne en construisant une société plus harmonieuse.
Réduire les inégalités sociales qui s’aggravent dans les villes.
Enrayer la montée du chômage et la précarité qui menacent.
Créer des emplois.
Développer rapidement une protection sociale qui fait défaut aux plus démunis.
Développer l’urbanisation principalement des zones rurales.
Protéger l’environnement et stopper la pollution, la Chine étant le pays le plus pollué au monde.
Organiser la croissance pour qu’elle soit beaucoup plus équilibrée entre les villes et la campagne ainsi qu’entre les régions côtières et les provinces de l’intérieur qui manquent de structures.
*
 - Les valeurs et croyances
 
Les Chinois ont le culte du passé. Les historiens ont noté très tôt les faits historiques dont Sima Qian, le plus célèbre, a composé les «  Mémoires Historiques » un siècle av.J.-C. La période évoquée s’étend de la création du monde aux débuts de la période historique proprement dite, elle recèle déjà les principes fondamentaux de la pensée chinoise.
 
Pangu盘古, est le fondateur de la cosmogonie chinoise. Né d’un œuf, il en écarta la coquille supérieure pour faire le ciel qu’il décida rond, et la coquille inférieure pour faire la terre, qu’il décida carrée. Au moment de sa mort, ses larmes devinrent les deux plus grands fleuves de Chine – son souffle devint le vent, sa voix le tonnerre, son regard les éclairs. Ses os devinrent les montagnes. Son œil droit le soleil, son œil gauche la lune. Sa graisse, en fondant devint les mers de Chine et les vers de son corps, le peuple chinois ! Les Chinois ne disent-ils pas descendre du dragon ?
 
Avec Fuxi伏羲(2852-2738 av.J.-C.) qui avait un corps de serpent et une tête humaine sont apparues les prémices de la civilisation chinoise. En inventant les trigrammes qui sont des figures destinées à la divination, il consigna les tous premiers rudiments de l’écriture chinoise. Ces huit trigrammes seraient inspirés des figures qu’il aurait vues sur un corps de dragon. Constituées de lignes pleines ou de lignes brisées, elles désigneraient les éléments naturels : ciel, terre, eau, feu, tonnerre, vent, fleuve, montagne. 
 
Nuwa女娃 a le mérite de réparer le ciel à la suite d’une guerre entre le dieu des eaux et le dieu du feu. Elle a aussi participé à la création de l’humanité en modelant de l’argile jaune. Fuxi伏羲 souvent représenté avec une équerre à la main et Nuwa女娃, avec un compas, furent considérés par la suite comme les symboles du yang 阳et du yin阴.
 
Shengnong神农 (2737-2698 av. J.-C.) est le père de l’agriculture et des Cinq Céréales. Il aurait inventé la charrue, découvert les plantes médicales et constitué un herbier.
 
Huangdi 黄帝 (2698-2599 av. J.-C.) est le plus célèbre de tous les personnages. Lorsque qu’il s’éteint, après un règne de cent ans, on considéra que les dés de la civilisation chinoise sont jetés. Son règne est caractérisé par l’organisation administrative, le développement des techniques (le cuivre commence à être utilisé et un système des poids et mesures est élaboré) , les premières découvertes en astronomie et en médecine ( acupuncture), l’invention des 514 signes d’écriture inspirés du dessin laissé par les empreintes de pattes d’oiseau sur le sable.
 
Leizu, la femme de Huangdi a inventé le procédé de la fabrication de la soie.
 
Da Yu禹Yu le Grand (2207-2198 ) a créé la première dynastie de la Chine. Il est le premier à dompter les fleuves. Avant lui, avec les règnes de Yao et Shun commence une période que les penseurs chinois des siècles à venir appelleront l’âge d’or. Tous les deux sont souverains sages et modérés.
 
- Le Mandat céleste
 
On peut remarquer que les récits légendaires reposent sur une constante destinée à servir d’exemple : fondées par les hommes sages, les dynasties succombent dès qu’elles tombent aux mains de tyrans. Le roi Jie et Cheng Tang sont tous des rois tyranniques. Les penseurs et les philosophes à partir du 6ème siècle av. J-C. expliquent que la corruption et l’affaiblissement d’un monarque entraîne la perte d’un mandat. Le renversement portera toujours au pouvoir un homme meilleur et plus éclairé. Les Chinois désignent le renversement par le mot révolution, mot à mot « changement de mandat ».
 
 - Les Cinq Classiques
 
En plus des récits légendaires qui sont les prémices de la civilisation chinoise, on trouve encore les Cinq Classiques. Lorsque la dynastie des Zhou s’éteint en 256 av.J.-C. et que la Chine est sur le point d’être réunie par Qing Shi Huang Di, premier Empereur de la Chine antique, cette dynastie laisse en héritage un système de pensée qui ne cesse jamais de marquer l’esprit chinois.
 
Cette appellation, Les Cinq Classique, a été donnée au cours de la dynastie de Han (206 av.J.-C.-220 ) à des documents, des textes ou des ouvrages datant du Xè au VIIè siècle avant notre ère et qui étaient consatmment cités par le Sage Confucius qui a le plus marqué la pensée chinoise, Confucius ( 551-479 av.J.-C.)
 
经, Jing, signifie la chaîne de tissu et renvoie l’idée que toute ligne de conduite ou toute sagesse repose sur un fondement. Ces Cinq Classiques sont les Livres des Odes,   Livre des Documents, Livre des Mutations, Livre des Rites et les Annales des Printemps et Automnes. Parmi ces cinq livres, le Livre des Mutations a le plus remarqué la conception du monde.
 
Le Livre des Mutations a des origines aussi anciennes que la Chine. Il aurait été composé par le roi Wen 文des Zhou周.
 
Cet ouvrage contient 64 hexagrammes basés sur les combinaisons des 8 trigrammes inventés par Fuxi dont on a parlé ci-dessus. Il a traité du principe du Yin et Yang dont on reparlera plus loin.
 
La notion de Yin et Yang est très importante pour comprendre l’esprit dans lequel se faisait la divination ainsi que la pensée chinoise dans son ensemble. Tous les éléments dans l’univers sont dotés d’une force  dynamique qui peut faire basculer un élément yin vers un élément yang et vice versa et que tous les éléments sont en interaction et contient en germe son contraire. En un mot l’univers où l’on vit est en constante mutation.
 
Le propos suivant de Confucius traduit bien le mouvement éternel des êtres et des choses qui sont en éternel devenir : « Tout passe comme cette eau, rien ne s’arrête, ni le jour, ni la nuit ».
 
Comment la civilisation chinoise conçoit-elle le monde ? 
 
La base de la pensée chinoise se résume dans les deux symboles du YIN et du YANG : Deux contraintes qui ensemble constituent toute la réalité. L’équilibre entre le Yin et le Yang est la base de la vie. Il existe toujours une relation positive entre les deux opposés et cette relation doit être active.
 
Le YANG représente le masculin, l’actif, la lumière, tout ce qui travaille et transforme ; le YIN, par contre, représente le féminin, le passif, tout ce qui reçoit, tout ce qui se donne, tout ce qui est ténèbres. Le yang appartient au ciel et le yin à la terre. Tout ce qui existe dans le monde peut être attribué à l’une ou l’autre de ces forces, comme le soleil et la lune, le jour et la nuit, le blanc et le noir, le chaud et le froid.
 
D’après les anciens penseurs chinois, le Ciel représente les phénomènes et les lois de la nature hors de portée de la force de l’homme, tandis que l’homme est le produit de la nature et fait partie intégrante de celle-ci.
 
Le ciel et la terre et l’homme sont les trois forces du monde. Ce dernier doit mettre ces éléments en harmonie. Le ciel forme un couple avec la terre, principe masculin ; la terre porte et le ciel couvre. Le ciel et la terre forment un couple géniteur.
 
Comme l’homme est le produit de la nature, la société humaine doit être créée en accord avec la loi et l’ordre naturels et doit être conforme au Ciel.
 
Les Chinois pensent que le ciel influence l’homme et réciproquement. Dans tous les cas le Ciel et l’homme se complètent. En connaissant les lois de la nature et la force des êtres humains, l’homme peut profiter des phénomènes naturels pour créer une société humaine en harmonie avec la nature.
 
La concorde entre le Ciel et l’homme est donc devenue la clé de voûte de cette conception du monde.
 
- Quelle est la conception traditionnelle chinoise de l’éthique ?
 
Du rapport entre l’homme et la nature et de leurs expériences agricoles, les ancêtres chinois ont tiré deux idées fondamentales : « L’harmonie et l’ordre ».
 
Il faut maintenir l’harmonie entre l’homme et la nature et les hommes doivent respecter les lois de la nature. L’harmonie est la pièce maîtresse de cette éthique.
 
Confucius a dit :  « L’harmonie prime en tout ». Le confucianisme et le taoïsme sont les les deux grands courants antagonistes qui ont animé toute l’histoire chinoise avec le bouddhisme arrivé en Chine à l’époque des Han (vers le IIIème siècle ), probablement par des commerçants indiens et via la Route de la Soie.
 
Le taoïsme est considéré par certains comme étant la seule « vraie » religion chinoise. C’est un mélange du culte des esprits, de la nature et des ancêtres, une quête mystique des lois qui gouvernent notre vie, en quelque sorte une quête de l’immortalité.
 
Les valeurs confucéennes se retrouvent dans toutes les sociétés qui ont adopté l’écriture chinoise. Le respect des enfants envers leurs parents, l’épouse envers son mari, conduisant l’obéissance des travailleurs à leurs chefs, explique la discipline qui règne dans les entreprises chinoises.
 
De manière générale, le maintien de l’harmonie se fait à l’aide de la loi et de l’ordre, une société doit être régie par l’ordre, ce qui lui permet d’établir une hiérarchie, un système, des lois, des relations humaines et des règles morales. On peut résumer les relations humaines en cinq catégories :
 
-         Relation entre père et fils
-         Relation entre époux et épouse
-         Relation entre souverain et sujets
-         Relation entre jeunes et anciens
-         Relation entre collègues et amis.
 
C’est sur la base de l’harmonie de ces cinq relations humaines que l’harmonie peut régner peut régner dans les familles, les communautés ethniques, les groupements populaires, l’Etat et la société. Dans toutes leurs activités, ces cinq types de relations fondamentales définissent toujours de nos jours les relations humaines en Chine.
 
De tout cela, il en résulte une conception de l’éthique tout à fait originale en Chine et elle a influencé tout le monde asiatique.
 
- Quel est le mode de vie des Chinois ? 
 
Les quatre éléments essentiels sur lesquels repose le mode de vie des Chinois sont la conformité avec le Ciel, l’identification avec la nature, l’harmonisation de tous les êtres et l’importance accordée aux relations humaines. Leur mode de vie se caractérise par leur aspiration à la sérénité, à la recherche des charmes de la nature, de l’harmonie, de la simplicité et de la douceur.
 
Les Chinois accordent une attention particulière aux fêtes traditionnelles qui en réalité sont des périodes de détentes entre deux périodes de travail.
 *
-         Le Nouvel An Chinois intitulée en chinois la Fête du Printemps, est la principale et la plus importante fête pour les Chinois. C’est la fête des retrouvailles en famille. Des centaines de millions de Chinois qui travaille à l’extérieur voyagent à cette occasion pour se rendre dans leur famille, cela provoque un embouteillage monstre dans les gares et les trains. La date de cette fête se situe entre fin janvier à mi-février.
 *
-         La deuxième fête importante est celle des Lanternes qui a lieu le quinzième jour du mois lunaire ( qui a commencé à la dysnatie des Han. Des lanternes sont suspendues partout dans la rue, chez les gens et les endroits publics, on jouait des devinettes. Les Chinois mangent des Tangyaun (sorte boulettes de riz gluant fourrées très sucré). Les Chinois pensent que ce rite rendra la vie à venir meilleure.
 *
-        La fête des Bateaux-Dragons à lieu le 5 mai du calendrier lunaire chinois à la mémoire d’un poète, Quyuan, poète patriotique de la dynastie des Printemps et Automne qui s’est jeté à l’eau. On mange une sorte de boulettes de riz gluant enveloppé dans une sorte de feuille. A l’origine ce pâté était jeté à l’eau pour que les poissons le mangent plutôt que de manger le corps du poète.
 *
-         La  Saint-Valentin à la chinoise à lieu le 7du 7ème mois lunaire lentin à la chinoise. Cette fête remonte à la dynastie des Han (206 av. J.-C.-220). D’après la légende, un soir, les étoiles étincellent dans le ciel ; une voie lactée s'étend du nord au sud et on trouve une étoile brillante à chacun de ses deux côtés, voilà l'Altaïr et la Véga. Les deux étoiles ont un lien avec la tragédie d'une tisserande et d'un bouvier dans une légende qui se répand depuis des millénaires... Il y a longtemps, un jeune bouvier honnête perdit ses parents dès son enfance et fut chassé de la maison par sa belle-sœur. Il cultivait laborieusement la terre tout seul. La Tisserande, une fée, tomba amoureuse de lui. Un jour, elle vint furtivement dans le monde humain pour devenir sa femme. Dès lors, le mari travaillait aux champs et la femme tissait des toiles à la maison. Plus tard, ils eurent un fils et une fille. Ils menaient une vie heureuse.
        
       Malheureusement, cette situation fut découverte par l'empereur céleste. Ce dernier renvoya immédiatement l'impératrice Wang au monde humain pour ramener la Tisserande au Ciel. Quand sa femme fut emmenée, le bouvier courut après elle avec l'aide d'un bœuf sacré en amenant ses enfants. Quand il s'approcha de sa femme, l'impératrice Wang traça avec son épingle à cheveux une ligne devant lui, qui devint une rivière céleste. Le bouvier et sa femme furent séparés par la rivière. Désespérés, ils pleurèrent douloureusement. Leur amour fidèle toucha les pies. Des milliers et des milliers de pies se rassemblèrent sur la rivière, formant un pont. Le bouvier et la Tisserande purent donc se retrouver. Touchée de cette scène, l'impératrice Wang autorisa les deux amants à avoir un rendez-vous sur le pont de pies le soir du 7 du 7e mois lunaire de chaque année. Voici comment la Soirée du 7 de la 7e lune est née.
 *
 -   La fête du Double Neuf a lieu au 9e jour du 9e mois lunaire (en octobre).
Selon le YI Jing, livre ancien et mystérieux, 6 est un chiffre yin et 9 un chiffre yang. Le 9e jour du 9e mois signifie deux chiffres yang. De plus, les deux « 9 » ont une même prononciation en chinois que le mot « longévité ». Ainsi, les ancêtres chinois pensaient que c'était un jour propice qui méritait d'être célébré.
Gravir la colline le 9 du 9e mois lunaire pour s’écarter des épidémies est une coutume transmise depuis l’antiquité. D’où son autre appelation : la « fête où l’on gravit les hauteurs ». Plusieurs poèmes anciens ont donné une description de la montée de la montagne. Aujourd’hui, quand la fête arrive, beaucoup de personnes vont gravir les montagnes.
 
 Ce jour-là, on a coutume de manger des gâteaux « double yang ». Le mot «gâteau » et le mot « montée » sont en chinois homonymiques. Leur prononciation est considérée favorable, car elle est interprétée comme « progresser davantage encore ». Parmi les autres gâteaux variés, le gâteau neuf-feuilles ou en forme de pagode est le plus recherché.
 
 Depuis l’antiquité, les Chinois adorent le chrysanthème. En automne, les chrysanthèmes variés s’épanouissent et rivalisent de splendeur. La fête du Double Neuf est justement une bonne occasion d’admirer les chrysanthèmes. Ce jour-là, on boit aussi du vin fait de chrysanthème. Dans les temps anciens, les femmes aimaient mettre une fleur dans leurs cheveux, des branches et des feuilles étaient aussi suspendues aux portes et fenêtres pour chasser les démons.
 En 1989, le gouvernement chinois a rendu officiellement le 9 du 9e mois lunaire la fête des personnes âgées. Ce jour-là, les organismes administratifs, organisations populaires et bureaux sont fermés.
 
 L’ordre d’engendrement : 相生 le métal, l’eau ; le bois, le feu, la terre, le métal
L’ordre de dominance : 相克 le métal, le bois, la terre, l’eau, le feu
 
- La fête de la MI-Automne se célèbre au 15 août du calendrier chinois où l’on mange des gâteaux de lune au clair de la lune pour songer aux membres de la famille.
 
 - La fête nationale a lieu le 1er octobre de votre calendrier pour commémorer la proclamation de   la Chine Nouvelle par Mao. -     Dans chaque région de nombreux festivals folkloriques ont lieu parmi les 56 ethnies qui composent la Chine. Surtout dans les régions autonomes minoritaires dans le Nord Ouest et Sud Ouest de la Chine.
 
 Pour en revenir au mode de vie des Chinois, dans toutes leurs activités, les Chinois cherchent à comprendre la vie et à vivre en respectant les lois et les règles de la nature tout en accumulant leur savoir-faire.
 Quand ils jouent au Qin (instrument traditionnel chinois) ou bien aux échecs, ou encore qu’ils fassent de la peinture ou de la calligraphie, au lieu de mettre l’accent sur la maîtrise de l’art, ils recherchent à travers l’activité à donner un sens à leur vie, et à la rendre exemplaire. C’est pourquoi quand ils prennent du thé, ils recherchent l’art du thé ; quand ils dessinent, ils s’attachent à l’expression des sentiments réels ; quand ils jouent aux échecs, au lieu de mettre l’accent sur la victoire, ils s’efforcent de s’évader en cultivant l’esprit noble et vif du jeu.
 Par ailleurs, il est essentiel pour les Chinois de rester en bonne santé. Un des moyens plus souvent employés est la pratique de la gymnastique Tai Qi Quan ou le Qi Gong, ce qui permet de régler la respiration de manière à rester en équilibre avec la nature et l’univers.
 - Quelle est la manière de pensée des Chinois ?
 Quand les Chinois abordent un problème, leur pensée part de tout ce qui est grand vers ce qui est petit, de ce qui général vers ce qui est particulier.
 Par exemple, quand un Chinois écrit une adresse sur une enveloppe, il notera d’abord le nom du pays, celui de la province ou de la ville, de l’arrondissement, de la rue, le numéro, puis le nom de la société et enfin le nom du destinataire.
 
- Quels sont les traits caractéristiques des Chinois ?
Les Chinois sont travailleurs, courageux et persévérants. Ils sont très hospitaliers et francs. Ils ont le plaisir de recevoir leurs invités, même dans les régions pauvres où ils n’hésiteront pas à offrir à leurs hôtes leurs meilleurs mets.
 Ils se montrent francs et ouverts vis-à-vis de leurs invités, allant jusqu’à présenter de manière détaillée la situation familiale : Les membres de la famille, les revenus, les dépenses, etc. car ils pensent qu’il ne faut pas être réservé envers les amis.
 Vous serez peut-être surpris si un Chinois vous demande : « Avez-vous mangé ?  Quel âge avez-vous ? Combien gagnez-vous ? » … Ce n’est pas par curiosité mais pour lui témoigner de l’intérêt voire de l’amitié. Ces questions relèvent pour eux de la pluie et du beau temps et correspondent à ce que vous dites «  Comment ça va ? ». Il est toujours possible de répondre que ce genre de question ne se pose pas dans le pays où vous vivez avec bien entendu un grand sourire !
    La joie de vivre des Chinois est communicative et ils ne manquent jamais l'occasion de se divertir. Ils pensent que leur vie humaine doit être mêlée à la nature de manière intrinsèque. Ils paraissent heureux et sans soucis, menant une existence sans précipitation savourant la vie sous ses divers aspects. Ils aiment bavarder avec plaisir de choses et d’autres, communiquer avec les autres, se lier d’amitié et enrichir leurs connaissances.
*Les Chinois accordent de l’importe à la politesse et à la modestie. Ils appliquent la doctrine du juste milieu et se montrent conciliants.
 - Quelques informations utiles et conseils pratiques sur les us et coutumes
 Il faut toujours avoir sur soi passeport, visa et papiers importants et une carte locale. Les monnaies étrangères ne circulent pas en Chine par contre les cartes de crédit et les espèces (ce que préfèrent les Chinois). Il ne faut pas essayer de changer de l’argent au noir, c’est interdit par la loi et cela peut être dangereux.
 En Chine, on ne salue pas par la bise sur la joue. Les Chinois aiment plaisanter et faire preuve d’humour, mais on ne plaisante jamais sur la sexualité qui constitue un sujet tabou dans la conversation. Les Chinois sont accueillants et indulgents, mais aussi extrêmement curieux de connaître les occidentaux. L’étranger ne doit pas être surpris d’être un objet de curiosité.
 Le naturisme ne se pratique pas en Chine, les Chinois seront choqués par les décolletés et une tenue vestimentaire débraillée. En particulier par les hommes qui laisseraient apparaître un torse à la pilosité abondante, les Chinois étant en général imberbe.
 Il faut faire preuve de courtoisie car les Chinois dont très attachés aux usages. On devra respecter l’âge et la dignité de chacun, de même être très ponctuel. Un retard non justifié sera ressenti comme particulièrement désobligeant et l’on risque de perdre beaucoup de crédit à leurs yeux.
 Si l’on est invité chez eux, il ne faut pas arriver après 17H30. Les Chinois dînent tôt et se couchent tôt. Il est préférable de ne pas arriver les mains vides, ils sont friands de produits étrangers. Et surtout éviter d’offrir une horloge, une montre ou un réveil car ces appareils chronomètrent le temps en nous rapprochant la fin de notre vie.
 « Sauver la face » : C’est plus ou moins l’équivalent de la dignité personnel, cela concerne également les étrangers. Pour l’essentiel, il s’agit de ne pas se ridiculiser, de ne pas reculer devant les autres, c’est capital pour un Chinois. Un compromis qui bénéficie aux deux parties est toujours préférable à une confrontation qui n’intervient qu’en dernier ressort.
 Les gens disent rarement ce qu’ils pensent, mais plutôt ce qu’ils croient que l’interlocuteur veut entendre ou ce qui permettra de sauver la face. Ainsi le personnel du bureau d’une compagnie aérienne aura tendance à annoncer à un passager que son avion attendu va arriver d’une minute à l’autre alors qu’il sait pertinemment qu’il a un retard de deux jours.
 Il ne faut pas croire que le sourire est toujours signe de joie ou de bien être chez un Chinois. En effet, il arrive que lorsqu’ils sont embarrassés ou soucieux, ils donnent l’impression de sourire aux anges. Ceci permet de mieux comprendre pourquoi les employés affichent un sourire hilare alors qu’un passager furibond tempête devant leur bureau.
 Il faut savoir que le rire en Chine constitue un mode de défense et de comportement social. Il ne faut pas s’étonner de certaines réactions.
 Il vaut mieux éviter de parler de «  l’occupation » ou de « la libération » du Tibet depuis 1950, des droits de l’homme, des dissidents, de l’événement de 1989 sur la Place Tian An Men et de sa vie intime. Malgré leur grande curiosité et leur franchise naturelle, les Chinois sont finalement très pudiques.
 On ne cesse jamais d’être étonné par cinq mille ans d’histoire et de tradition, même s’il faut récuser complètement l’idée que la Chine n’a pas changé en profondeur et qu’elle reste immobile.
 La Chine aimerait bien devenir le phare de l’Asie orientale, pour prendre un jour dans le monde, la place que son époustouflante civilisation enfin modernisée, lui permet d’espérer.
 - Les normes de comportement et l’étiquette
 En Chine, d’après un slogan de Mao, les femmes portent la même moitié du ciel, cela veut dire que les femmes chinoises jouent le même rôle que les hommes en société malgré leur sexe. Elles touchent le même salaire que les hommes pour le même poste. Par contre les femmes n’ont aucun privilège en milieu public, c'est-à-dire que la notion de galanterie n’existe pas.
 Les Chinois entre en contact très facilement et sont très accueillants. Se faire des relations ne pose aucun problème.
 Confucius a dit : « Quel plaisir de recevoir des amis qui viennent d’un pays lointain ».
Vous pouvez donc être rassurés sur l’accueil que vous réservent les Chinois d’autant plus qu’ils ont besoin d’échanger des propos avec des étrangers depuis que la Chine a ouvert ses portes.
 Bonjour : «  Nin Hao » 您好 - Enchanté : Xing Hui兴会
 .Il me reste à vous souhaiter un excellent voyage en Chine : Au revoir « Zai Jian » 再见
 
                                                                                                 Meifen CHEN
quiz et membre

----- Quiz -----

Gagnez 1 heure de cours de chinois en répondant correctement à 7 réponses sur 10

>> Accéder au quiz <<

Espace membres

(inscription gratuite)

Réserver aux membres :

- Recevoir la newsletter
- Poser ses questions directement à Meifen CHEN
- Communiquer sur le forum
- Déposer vos photos de la Chine dans l'album

> inscrivez-vous ici <

photo chine









Pseudo :
User-Login
Votre E-mail